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Art2rives Magazine Hors-Série N°1

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Hors Série Numéro 1

 

Edito n°1 Art 2 Rives :

Avec A2R Magazine, un projet de longue date vient d'éclore : faire le lien entre toutes les cultures contemporaines de la méditerranée, toutes les disciplines artistiques actuelles, y compris, bien entendu, numériques. Chaque numéro sera l'occasion de découvrir de nouveaux artistes et acteurs culturels qui se dévoileront dans notre rubrique portraits, mais aussi de se pencher sur les métamorphoses du paysage culturel méditerranéen, qui a subit bien des bouleversements ces dernières années.

Rencontres, expositions, dossiers complets sur des problématiques au cœur de nos pratiques de consommateur de culture seront au rendez-vous chaque trimestre pour vous proposer des pistes de réflexion mais aussi pour susciter votre curiosité, et vous pousser à entrer dans la danse. Car oui, Art 2 Rives se veut un site participatif : vos suggestions vos propositions, vos commentaires seront les bienvenus à la fois sur le blog et sur les divers réseaux sociaux.

Ce premier numéro ouvre la voie a beaucoup d'autres qui, nous l'espérons, sauront créer des passerelles entres les pays de la méditerranée et offrir aux artistes un espace de partage et d'innovation.

 

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Rencontre avec Patrick Guideau et Annie Reynaud.

Patrick Guideau est un artiste pour qui la matière est source de chaleur. D'une matière inanimée il fait émerger des silhouettes longilignes ou aux courbes généreuses, polies et emmaillotées dans des lianes incorporées au bois, et dont l'absence de regard n'empêche pas l'extrême expressivité : un mouvement de tête, la courbure du corps révèlent bien plus qu'un œil ouvert. Mais ces silhouettes ne sont qu'une part de son travail. Depuis quelques temps l'artiste explore de nouvelles voies : des tableaux aux couleurs chaudes, également emprunts d'une matière vivante, ou encore une utilisation intense du pigment bleu, qui n'est pas sans rappeler l'œuvre de Klein. Cependant le tournant majeur se révèle dans la plus vaste pièce de son atelier.

Un visage, bouche ouverte et regard fixé sur nous semble vouloir casser cette image de grâce et d'harmonie qui se dégage des œuvres alentour, tout en courbe et en suggestion. Ici le moindre trait est creusé, marqué, pour donner à voir un être humain souffrant, criant, aux traits déformés par l'effort. Ici le regard a une fonction puissante, il suscite le malaise, la stupéfaction. L'entrée de Patrick Guideau dans un univers plus dur et réaliste se fait sans concession, et sans ménager le spectateur. Mais elle ouvre des perspectives qu'il nous tarde de découvrir.

Art et crise.

« La Crise », avec un C majuscule pour cette notion somme toute abstraite, est à l'heure actuelle omniprésente, à la fois dans les médias et dans les conversations. Celle que nous traversons en ce moment fait écho à la crise de 2008 au cours de laquelle, comme aujourd'hui, tous les secteurs économiques ont été touchés, y compris le marché de l'art. Entre 2000 et 2008 le volume du marché de l'art français n'a cessé de dégringoler. Deux manifestations culturelles, une triennale nommée La Force de l'art qui a eu lieu en 2009, et une seconde intitulée Dynasty en 2010, ont été à l'origine d'un second souffle dans ce marché en perte de vitesse. Ces deux expositions majeures ont marqué le paysage artistique et médiatique français en général et parisien en particulier. A travers l'analyse de certains articles de presses liés à ces événements, A2R vous propose de vivre un flash back dont le but est comprendre l'impact de la crise sur les artistes, les critiques de l'art et les professionnels du secteur. Actuellement se tient la troisième édition de Force de l'art, dans une formule revue et corrigée par le palais de Tokyo, et un retour sur les manifestations antérieures nous permettra de mieux appréhender cette nouvelle triennale.

La force de l'art 02 (2009).

Cette manifestation a été organisée à l'initiative du Ministère de la Culture et de la Communication. La Force de l'art a voulu mettre à disposition de la scène artistique contemporaine un lieu d'expression de grande ampleur.

 


La Force de l'art 02, deuxième édition de cette manifestation, s'est déroulée sous la nef du Grand Palais à Paris, jusqu'au 1er juin 2009. Cependant l'événement s'est étendu et a investi de nouveaux sites. Les organisateurs ont tenté de mettre en place une autre approche de l'art institutionnel d'aujourd'hui en France. Jean-Louis Froment, Jean-Yves Jouannais et Didier Ottinger se sont chargés du commissariat de cette exposition. L'architecte Philippe Rahm y a été associé et a apposé son empreinte en construisant un lieu qui reflète l'ambition du projet. Cette deuxième édition a tenté de jouer sur l'éclatement de l'art en plusieurs « Espaces Temps ». L'exposition a investi différents lieux parisiens emblématiques, offrant ainsi aux visiteurs des expériences artistiques originales.

Au moment où l'équipe Art2rives était en train de finaliser ce dossier le site officiel de La Force de l'Art a été fermé. Pour en savoir plus sur les artistes invités, voici quelques liens utiles.

Artistes résidents :

Daniel Dewar et Grégory Gicquel

Xavier Boussiron et Arnaud Labelle-Rojoux

 

Artistes visiteurs :

Orlan, au Musée Grévin

Pierre et Gilles, à l'église Saint Eustache

 

Sous la nef du Grand Palais, la "géologie blanche " est le premier Espace Temps accueillant les œuvres des « Résidents ». D'autres temps, d'autres scènes ont étés créés hors du Grand Palais, investissant des lieux symboliques de Paris. Par une série d'interventions les « Visiteurs », des artistes français renommés, ont réinventé le spectacle vivant de l'art.

En octobre 2010, Frédéric Mitterrand annonce durant l'inauguration de la FIAC, que la troisième édition de la Force de l'Art aura lieu au Palais de Tokyo et non plus sous la nef du Grand Palais. Le commissariat général est confié à Okwui Enwezor, critique d'art nigérian, et à trois commissaires français qui participent également à la programmation. Cette manifestation constituera l'exposition inaugurale des nouveaux espaces du Palais de Tokyo. Au terme de ces travaux, financés à hauteur de 15 millions d'euros par le ministère de la Culture, le centre d'art devrait disposer de 20000 mètres carrés. Le Palais de Tokyo, qui était une structure associative détenue à moitié par l'Etat, devrait changer de statut et devenir une SASU, société par actions simplifiée et unipersonnelle. Libéralisme et jeune génération, c'est la vision du ministre et sa parade à la crise. Il est vrai que le ministre ne cache pas sa préférence pour un musée en particulier, alors qu'il lui est déjà arrivé d'avoir des rapports assez tendus avec d'autres. L'article "Frédéric Miterand boude le Louvre"[1] nous apprend que le ministre a renoncé à se rendre à l'inauguration des nouvelles salles d'art Grec du Louvre à cause d'une lettre ouverte cosignée par trois présidents de musée, dont Henri Loyrette président du Louvre, qui s'inquiétaient des coupes budgétaires. Interrogé [2] sur son attachement au projet de rénovation du Palais de Tokyo, le ministre affirme qu'il existait un chaînon manquant entre les expositions patrimoniales et les jeunes artistes.

 

 

1 : Le Figaro et vous, rubrique culture, paru le 06/07/10.

2 : Le journal des Arts, rubrique événement. Page 4 paru le 08/07/10.

3 : ARTPRESS, rubrique dossier, page 35. Paru le 24/06/10.

Il faut dire que la Force de l'art 02 n'a pas rencontré le succès escompté auprès du public, elle a même déclenché un flot de critiques. D'un autre côté le Palais de Tokyo, grâce à l'exposition Dynasty, a démontré qu'il était le lieu approprié. Le ministre ne cache pas sa stratégie : faire du Palais de Tokyo le vaisseau amiral de sa politique culturelle. Art2rives vous propose de revenir sur cette exposition afin de mieux comprendre la politique du gouvernement qui privilégie les jeunes artistes.

 

Dynasty :

Dynasty est une exposition réalisée conjointement par le Palais de Tokyo et le musée d'Art moderne de la ville de Paris. Une sorte de regard croisé sur une génération d'artiste. Peut-être une tentative de classer ces artistes trentenaire dans un courant artistique, ou simplement une volonté de réunir cette génération à l'occasion de la biennale de paris. Les artistes qui ont participé à cette exposition s'expriment à travers des mediums différents et sont assez représentatifs de la génération crossmedia.

Fabrice Hergott et Marc-Olivier Wahler en ont sélectionné une quarantaine. Cette exposition sonne le glas de la première décade du 21e siècle. Les deux conservateurs, dès leur nomination en 2006, ont exprimé leur désir de créer un événement commun qui permettrait de tâter le pouls de la création artistique parisienne. Art2rives vous propose de revenir sur cette exposition selon deux axes, une revue de presse et une sélection de portraits d'artistes ayant participé à cette exposition. Cette exposition a fait couler beaucoup d'encre, plusieurs revues et magazines ont relayé l'information.

Plus de 1000 dossiers ont été étudiés [3], le choix des artistes a été fait d'une manière collégiale. Trois commissaires de part et d'autre et de nombreux assistants ont prospecté et travaillé ensemble. Une pratique qui a tendance à se généraliser : La seconde édition de Force de l'art (2009) et la biennale de Lyon (2007) ont adopté ce principe. L'exposition Dynasty est la digne héritière d'une autre exposition qui a disparu depuis 1987 et reflète l'attention particulière que les deux institutions accordent à la scène émergente. La biennale de Paris a été créée par André Malraux en 1959 et rassemblait les artistes internationaux en vogue. Elle se déroulait au Palais de Tokyo, qui accueillait en son sein le Musée d'art moderne de la ville de Paris et le Musée national d'art moderne jusqu'à son transfert au centre Pompidou en 1977. La fin de cette manifestation culturelle marque aussi la perte pour Paris de sa place de numéro 1 du marché de l'art.

En ce qui concerne le Musée d'art moderne, cette exposition s'inscrit dans la logique des ateliers de l'ARC qui ont débuté en 1977.

 

 

 

 

Les deux conservateurs de Dynasty ont-ils voulu faire renaitre l'initiative de Malraux, ou ont-ils voulu redonner à la ville de Paris sa place sur le marché de l'art ? Cette pratique présente cependant quelques risques : diluer les responsabilités peut entrainer une dilution de l'impact de l'exposition. Dynasty est la première exposition commune des deux institutions, deux institutions qui occupent deux ailes d'un même bâtiment. Cette collaboration a pu étonner car le Palais de Tokyo a la réputation de bouder les arts traditionnels, d'être plus conceptuel en privilégiant les installations gigantesques, alors que le MAMVP est plus ouvert et plus consensuel. Chaque artiste présente deux œuvres, une au palais de Tokyo et l'autre au musée, chacune en accord avec les spécificités du lieu.

Le Palais de Tokyo a ouvert ses portes pendant 30 heures non stop du vendredi 12 avril à 20 h jusqu'au samedi 13 avril à minuit. Cette préouverture a été un succès auprès du public varié, mais en majorité jeune. La manifestation leur a permis de découvrir le nouveau visage du Palais de Tokyo en visitant les salles qui étaient inaccessibles. L'opération a été un véritable succès en matière de communication et s'inscrit en plein dans un esprit culturel parisien. A2R vous invite à découvrir cet événement en photos.

Ces deux expositions qui ont marqué la fin de la première décade du 21ème siècle reflètent les tendances artistiques parisiennes et françaises, mais aussi les attentes du marché de l'art. Les artistes qui ont participé aux deux manifestations sont des artistes vivants ayant déjà exposé et vendu des œuvres dans des galeries parisiennes.

Jean louis Pinte, dans un article paru dans La tribune [4], constate que le choix des deux initiateurs n'avantage aucun medium, même s'il admet que, selon lui, c'est la peinture qui crée la surprise. Il attire notre attention sur le fait que certains artistes travaillent en duo, à l'instar de Dewar et Gicquel [5]. Par la suite, il nous propose d'effectuer un état des lieux. Pas de révolution du côté des installations, Jean Louis Pinte réserve ses propos les plus virulents à la vidéo : « La vidéo, elle bobine dans le vide avec des images usées par les précédentes décennies » [6].

4 : La Tribune, rubrique rendez-vous perso, 24/06/10.

5 : Ce duo a paricipé à la Force de l'Art 02.

6 : La Tribune, rubrique rendez-vous perso. 24/06/10.

A2R a décidé de vous parler de « Temps mort », une œuvre de Mohamed Bourouissa.

 

 

 

 

L'artiste s'immerge dans la réalité sociale effective, il a abandonné progressivement les dispositifs de filmage professionnel, privilégiant ainsi des dispositifs low tech. 'Temps mort' est un échange de vidéos réalisées via des téléphones portables entre l'artiste et un détenu. Cette œuvre n'affiche pas une volonté de séduction esthétique, elle interroge plutôt la position du spectateur, auquel elle assigne un rôle de voyeur, espionnant un échange interdit et puni par la loi. Le spectateur découvre la réalité du monde carcéral à travers les vidéos envoyées par le détenu, s'introduisant ainsi dans un univers clos auquel ils n'a pas accès. Contrastant avec les images aseptisées véhiculées par les reportages télévisuels, 'Temps mort' tire sa force de son esthétique amateur, plus proche des images de reporters occasionnels présents sur les lieux des conflits à la fois en tant qu'acteurs et en tant que témoins. Le film croise les deux points de vue d'une manière très sobre, ce qui permet au spectateur de s'interroger sur la manière dont notre société aborde le thème de l'enfermement et de la soumission.

Pour Dynasty Mohamed Bourouissa a également exposé son film intitulé « Légende ». Cette œuvre met en scène différents points de vue d'un commerce illégal de cigarettes à Barbès. « Légende » ne tente pas de produire un reportage véridique mais laisse le spectateur en proie au doute à travers un décalage introduit par le contraste entre l'espace filmique et la réalité. L'intelligence et la subtilité de cette œuvre réside dans ce décalage accentué par des caméras embarquées chacune sur différentes personnes. Ainsi, les deux œuvres de Mohamed Bourouissa contredisent les propos de J-L Pinte. Le journaliste revient ensuite à ce qui l'intéresse le plus, la peinture. Pour lui un maître s'impose : Jean-Xavier Renaud. Un peintre français aussi à l'aise avec les grands formats papiers que les petits.

 


Son œuvre reflète « sa France et les français », une sorte de regard critique sur la société (Il était conseiller municipal, cultivateur…). Les petits formats quand à eux sont plus narratifs, une fenêtre ouverte sur une scène de la vie quotidienne. Dans un autre registre, la Belge Farah Atassi intitule sa participation « Lieux de transition ». Il s'agit d'intérieurs de maisons « extrêmement dépouillés » se rapprochant de dessins d'architecte. Son œuvre est une critique sociale qui a fait le choix de la radicalité dans la dénonciation. Par la suite, il cite les huiles d'Armand Jalut qui peint des gros plans de scènes représentant des plantes ou des animaux. Pour conclure son article, J-L Pinte cite un peintre né au Zimbabwe : Duncan Wylie. Sa peinture réaliste représente des villes et des lieux détruits en adoptant un point de vue plus proche de celui d'un reporter que d'un artiste.

Duncan Wylie est un artiste qui aime partager et donner à voir les différentes étapes de la réalisation d'une peinture. Chaque acte de création densifie et complète le précédent. Chaque couche de matière, qui peut atteindre jusqu'à deux centimètres d'épaisseur, correspond à un autre temps de l'œuvre. Parmi les strates de peintures nous trouvons des références historiques et politiques : Gaza, Ground-Zero et le tremblement de terre d'Haïti par exemple, mais aussi des vues urbaines. Les sources de ces dernières sont des images de presse ou des photographies. L'ensemble de ces images révèlent la plupart du temps des paysages de ruine ou de désastre. Duncan Wylie, tel un géologue, analyse couche par couche l'histoire humaine.

 

 

 

 


Monumenta : Est une exposition annuelle qui se déroule sous la Nef du Grand Palais. En 2009, elle fut reportée afin de permettre à la Force de l'Art 02 de se déployer. Avec 150 000 visiteurs l'édition 2010, qui mettait à l'honneur Boltanski, a été un franc succès (à l'inverse de la Force de l'Art 02). C'est peut être l'une des raisons qui a convaincu le ministre de donner un nouveau souffle à Force de l'art, en changeant à la fois le nom, et le lieu de la manifestation.

L'article "L'art d'aujourd'hui, miroir de la crise"[7] est particulièrement virulent par rapport à l'exposition Dynasty, mais son titre nous pousse à nous interroger sur l'impact de la crise sur l'art et le marché de l'art. Tout d'abord l'auteur de l'article commence par citer les artistes qui l'ont marqué. Il prend l'exemple du duo Daniel Dewar et Gregory Gicquel, deux artistes dont l'œuvre se réfère à l'art populaire et à l'artisanat. Il cite aussi Raphaël Ricol ainsi que la toile de Duncan Wylie. Ensuite il fait un portrait à charge de l'exposition, et même si l'ensemble peut paraître exagéré, il pointe quelques failles dans les décisions prises avec des arguments que nous trouvons pertinents. En effet, le Palais de Tokyo, avant ses récents travaux, était un musée en perpétuel changement. Les œuvres côtoyaient les travailleurs qui préparaient et mettaient en place les expositions à venir, ce qui rompt avec l'image du musée calme et silencieux. L'article souligne le chaos qui régnait durant cette exposition. De plus, il pointe le gâchis d'espace en citant certaines œuvres, la sculpture d'Oscar Tuazon ainsi que celle de Camille Henrot, mais aussi le tripode en parpaing de Vincent Ganivet et d'autres encore. « Fourre-tout géant et disloqué, réparti sur deux lieux »[8].

L'auteur de l'article se désole des discours conceptuels et intellectuels qui envahissent les panneaux explicatifs accompagnant les œuvres exposées. Il aurait préféré une exposition plus gaie, moins trash et surtout avec plus de folie. Il critique l'ambiance générale de l'exposition ainsi que celle se dégageant de plusieurs œuvres, qu'il qualifie de morbides et cataclysmiques, reflet de notre époque en crise.

Interrogé sur le nouveau Palais de Tokyo, Jean de Loisy affirme qu'il est difficile de prédire un parcours, surtout dans le monde de l'art. Chaque lieu possède sa propre dynamique et chaque exposition est différente. Il affirme par contre qu'il compte « le découvrir et le transformer en temps réel », s'identifiant ainsi au concept du musée. Le Palais de Tokyo est un lieu très réactif et qui peut s'adapter rapidement à l'état d'esprit d'un artiste, offrant ainsi plus de possibilités que d'autres institutions. Peut-être un début de réponse à la crise ?

7 : Le qotidien du medecin, rubrique le temps du loisir, paru le 25/06/10.

8 : Le qotidien du medecin, rubrique le temps du loisir, paru le 25/06/10.

Ainsi les points de vue et les critiques sont nombreux, mais Dynasty représente, pour nous, une date clé pour l'évoluion du paysage de l'art français dans la première décennie de ce 21ème siècle. Dynasty n'a pas du tout la même vocation que Force de l'Art.

 

 

 

Elles représentent deux états d'esprits différents et surtout ont mobilisé deux catégories différentes d'artistes : les uns jeunes et les autres confirmés. Les deux se rejoignent pourtant. En effet elles ont vu le jour dans un contexte particulier, celui de la crise. A2R vous propose de revenir sur quelques débats qui ont secoué le paysage culturel et artistique. Ces deux expositions et les artistes que nous avons présentés nous ont permis de nous faire une idée du paysage de l'art contemporain en France, un domaine très spéculatif et très volatile, à la fin de la première décade du 21ème siècle. La partie suivante de notre article s'intéressera aux chiffres et aux polémiques liées à ce marché à travers l'analyse d'articles de presse paru en 2010.

Le Monde [9] site une anecdote unique que nous reprenons ici afin de pointer une situation paradoxale. Deux commissaires priseurs parisiens se sont vus proposer par la banque de racheter leur principal concurrent newyorkais. Après une aventure éclair à New York leur expérience tourne au fiasco car ils ne parlaient pas anglais. Nous sommes en 1964 et c'est une histoire vraie. L'un des trois Français est Ader. A l'époque il réalisait un chiffre d'affaire supérieur à celui de Sotheby's et Christie's. Moins d'une décennie plus tard la France perdait son rang de premier sur le marché de l'art, le marché français représentant à peine 7 % des transactions mondiales. Même si en 2009 il atteint exceptionnellement 14% grâce à la vente Yves Saint Laurent, le marché de l'art français n'a jamais retrouvé sa suprématie. Dans le domaine de l'art contemporain, plus spéculatif et plus volatile, les chiffres sont encore plus alarmants, avec seulement 2% de part de marché en 2008 [10].


Un rapport commandé par Guillaume Cerutti, président de Sotheby's France, révèle que la place de la France sur le marché de l'art a dégringolé entre l'année 2000 et l'année 2008. Malgré l'ouverture à la concurrence internationale (25% à 30% des ventes annuelles aux enchères en France), rien n'y fait. De nombreux objets sont vendus dans l'hexagone, mais de faible valeur marchande.

« Le drame du marché de l'art français c'est qu'il a tourné le dos à la mondialisation qui s'est produite dans les années 1980-1990, alors qu'il avait les meilleurs atouts » [11].

 

Ces chiffres reflètent une réalité qui touche d'autres secteurs de l'économie européenne. Outre cette tendance globale, la montée en puissance des nouvelles places économiques, notamment en Asie, ainsi que des enjeux plus locaux spécifiques au marché parisien, ajoutent à la confusion ambiante.

 

 

 

 

 

 

 

9 : Le Monde, rubrique culture, 06/07/10.

10 : Ibid.

11 : M. Cerutti, Ibid.

12 : Ibid.

Des luttes de pouvoir et des débats internes opposent les différents acteurs du domaine et les professionnels du secteur. L'affrontement qui a eu lieu sur la question de la vente privée entre les galeristes et antiquaires d'un côté et les maisons de ventes aux enchères de l'autre, est symptomatique de ce malaise. Ce débat fût relancé après la parution du rapport annuel du conseil des ventes le 18 juin 2010. Les maisons de ventes aux enchères réclament le droit d'effectuer des ventes privées, ce qui empiète sur le domaine de compétence des galeristes et des antiquaires. L'Insee estime qu'en 2008 le volume des ventes privées a atteint 1,9 milliard d'euro, le double de celui des ventes publiques. Hervé Aaron, alors président du syndicat national des antiquaires attira l'attention du ministre de la culture et de la ministre de l'économie dans un article paru dans les colonnes du Monde le 9 octobre 2009 sur la catastrophe qui adviendrait si jamais les maisons de ventes aux enchères avait la possibilité de vendre gré à gré.

« Cette situation provoquerait un séisme et un désastre pour le marché de l'art en France ». Ibid

L'avis d'Hervé Aaron est partagé par Patrick Bongers qui présidait le comité des galeries d'art. Selon lui aucune galerie ne pourrait lutter contre des géants comme Christie's et Sotheby's. Un autre article du Monde a soulevé une question qui en 2010 préoccupait de nombreux professionnels et personnalités. Nous faisons le choix de l'aborder dans ce dossier, même si elle nous éloigne du cœur de notre sujet, car cette question entraine plusieurs conséquences sur le marché de l'art.

 


De nombreuses discussions et tractations ont eu lieu autour des réserves nationales du Louvre qui ont été déménagées par crainte des crues de la seine et entreposées à grand frais dans des gardes meubles loués auprès d'entreprises privées. Plusieurs études et de nombreux rapports ont été commandés afin de trouver le lieu idéal susceptible d'accueillir ces réserves. Le Louvre, le CNRS et d'autres acteurs publics se sont penchés sur cette urgence mais c'est au Louvre qu'incomba la tâche de chapoter le projet, grâce aux millions d'Abou Dhabi. Vincent Pomarède fût mandaté pour rédiger un rapport sur la question, qui a abouti à deux constats alarmant. Premièrement, il a constaté l'absence de politique nationale préventive et un retard en matière de numérisation. Le second constat est pire que le premier, en effet Pomarède a constaté que la restauration, la conservation et la recherche patrimoniale ne sont pas assurées pour les vingt ans à venir. D'autres lacunes sont pointées du doigt par le rapport et notamment les luttes de pouvoir entres les institutions et les différents acteurs du domaine. Le rapport recommande la mise en place d'un centre de conservation, d'étude et de traitement sous une gouvernance unique. Le projet fut retardé à mainte reprise à cause du nombre d'acteurs impliqué dans le projet. Par exemple le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, a contredit les recommandations des scientifiques qui préconisaient l'installation des réserves à Neuilly-sur-Marne dans des locaux déjà existant en optant pour Cergy-Pontoise. Le CNRS a aussi déménagé son unité à Jussieu, alors que les chercheurs et les professionnels de la conservation ont signifié leur préférence pour des locaux près du Louvre, haut lieu de la restauration et de la conservation. Mais le mot de la fin, comme toujours, est revenu à Henri Loyrette le président du Louvre principal contributeur du projet.

 

 

 

Ces articles, en soulevant des questions différentes, nous ont permis de saisir les difficultés que rencontrent les acteurs du domaine de l'art et nous ont permis de saisir l'impact de la crise.

 

Au moment de la parution de ce numéro, la première édition de 'La Triennale' est en cours. La Force de L'art a disparu pour mieux renaître de ses cendres et devenir 'La Triennale', prenant place dans un nouveau lieu. Le choix du nom de cette exposition, 'La Triennale', peut être considéré comme un hommage à une manifestation plus ancienne, la Biennale de Paris. Le pari du ministre est-il gagné ? A2R vous donne rendez-vous au prochain numéro qui consacrera un article à cette manifesation.

 

Mahmoud Chalbi,
l'an'art utopique.

Mahmoud Chalbi alias Mach, est le galeriste « alternatif » de Tunis. Grâce à lui, de jeunes artistes et de moins jeunes ont pu accéder à l'univers des expositions avec pour seules armes la passion et le talent. Travaillant à l'hôpital d'El Omrane le jour, il se consacre corps et âme à son amour de l'art le reste du temps, dans son espace Aire Libre.

- A2R : Pourquoi Aire Libre?

Mach : il y avait les galeries marchandes d'un côté et de l'autre, celles tenues par des artistes, des photographes en général. Ce qui était frustrant, c'était de voir les galeristes n'acceptant d'exposer que les travaux des ressortissants des écoles de beaux-arts, ce qui n'était pas mon cas (biologiste de formation). Mon aventure a débuté avec El Teatro en tant que photographe en 1987. Quand Mohammed Driss et Taoufik Jebali sont rentrés de France avec la pièce d'Ismaël Bacha, j'ai exposé les clichés que j'en avais pris, à l'ouverture de l'espace «Aire libre» d'El Teatro au cours de la même année.

 

 

 

 

L'idée du « baz'art » était devenue la pierre angulaire de la politique d'exposition à Aire Libre depuis les années 90. Elle permettait aux autodidactes et étudiants de s'exprimer et de leur faciliter cette route semée d'embûches. Je proposais des thèmes à suivre pour les expositions. Je jouais le rôle de médiateur pour les différentes générations afin de les mettre en contact, cette fusion était instructive pour tous.

- A2R : En quoi est-ce que « l'animateur » d'Aire Libre tel que tu te présentes est-il différent d'un galeriste et en quoi lui est-il semblable ?


Je me définis en tant qu' « agitateur » dans le sens où je fais bouger les choses. L'espace Aire Libre se donne comme mission la découverte des talents, la vulgarisation d'un art élitiste de par sa proximité du centre ville de Tunis, donc accessible à un public plus large, contrairement aux autres situées notamment dans la banlieue nord. D'où la création d'un rapport de Compagnonnage : j'adore ce concept.

- A2R : l'état des lieux du marché de l'art tunisien ?

Mach : Pour faire un topo des galeries du grand Tunis, je dirais que celles qui assurent un programme sur toute l'année sont Cherif fine arts, Kanvas, Ammar Farhat et Kalystè.

 

 

Les petites galeries qu'on surnomme de « seconde zone » telles que le Violon bleu n'ont, quant à elles, que deux expos par an. Elles sont tenues par des artistes vivant de leur art. Ce n'est pas toujours évident de survivre dans ce milieu.
Quant au marché de l'art tunisien, il brille par sa non-transparence. Il existe certes mais « sous la table ». Je reviendrai plus tard sur la raison de l'emploi de cette expression.
La « fameuse » commission d'achat de l'Etat est claire. Leur collection est connue de tous. Cependant on lui a toujours reproché les mauvaises conditions dans lesquelles les œuvres sont conservées et le fait qu'on ne revoie presque jamais ces œuvres acquises. Il faut également réguler et valoriser les œuvres car les artistes ne « s'auto-cotent » pas. Par conséquent, si l'œuvre est remise en vente après des années, quelle serait sa valeur, comment l'estimer et sur quel critère ? On ne s'est toujours pas penché sur la question. D'un autre côté, le vrai marché qui fonctionne est celui du privé. Nous avons de plus en plus de collectionneurs en Tunisie. Les ventes et les achats se font en catimini, c'est ce que je voulais dire par « sous la table » tout à l'heure.

- A2R : Y a-t-il un projet de fondation en cours?

Mach : Effectivement, il y en avait un à l'époque de Ben Ali. Zoubeir Turki avait proposé un musée qu'il voulait classer en tant que fondation mais l'ancien président avait refusé sa requête sans donner d'explications.

- A2R : Y a-t-il une organisation corporative des galeristes en Tunisie ?

 

 

 

 

Mach : Il n'y en a pas et il n'y en aura probablement jamais car les galeristes ne sont pas homogènes hormis le fait que le marché de l'art ne soit pas transparent. Par contre je pense que l'Etat devrait subventionner les petites galeries pour qu'elles puissent au moins payer les factures et ne pas couler.

- A2R : Est-il normal que peu ou presque pas de galeries tunisiennes ne soient pas équipées et aménagées de façon à abriter certaines formes de pratiques artistiques contemporaines ?

Mach : Ce n'est certes pas normal mais s'il n'y en a pas c'est parce que cela ne se vend pas. C'est simple comme bonjour (explique-t-il en riant). Pour un grand nombre de galeristes, l'art = commerce. D'ailleurs je suis le premier à accueillir l'art vidéo et les installations en encourageant les artistes à expérimenter de nouvelles formes artistiques.

 

Sommaire.

Un musée ouvert.

Le Musée d'Art et d'Histoire de Seine Saint Denis est unique en son genre. La beauté atypique du lieu, le tarif symbolique (1 euro) et finalement sa coopération avec l'université de Paris 13, en font un musée ouvert à tous, où les artistes contemporains peuvent offrir au public des œuvres et des performances hors norme. A2R vous fait revivre deux expositions qui s'y sont tenus.

La Chapelle vidéo.

Pour sa deuxième édition, l'exposition a eu lieu dans une chapelle carmélite. La chapelle vidéo occupe deux fois par an ce monument. Le premier volet de la chapelle vidéo, s'intitulait 'Effacement visible'. Cette année l'exposition 'Mémoire vive' aborde le thème de la mémoire, du jeu et de l'enfance.

« L'un des enjeux de notre action est de soutenir l'émergence de nouveaux talents en favorisant l'appropriation de l'histoire de ce territoire et de ses habitants ».

L'exposition d'œuvres contemporaines sous la chapelle reflète cet engagement. La rencontre entre la chapelle inscrite au patrimoine national et la collection départementale d'art contemporain donne lieu à une rencontre pour le moins surprenante. En effet cette exposition attire notre attention sur la place de la vidéo qui a remplacée la photographie dans l'espace familial depuis l'apparition de la caméra super 8 et l'a rendu accessible au grand public. La vidéo devient ainsi un support à la mémoire et un objet du quotidien. Ces thèmes contrastent avec la rigueur et le caractère intemporel de la chapelle des carmélites. Cette exposition met en scène sept artistes à travers sept œuvres différentes.

Tongue Twister.

2011.
Eric Bullot
Video, 11'.

Tongue Twister est une vidéo de onze minutes réalisée par Eric Bullot, née en 1963 à Soissers (Aisne). Le titre de cette œuvre se traduit en français en « vire langue », il s'agit d'un jeu de prononciation, le but étant de prononcer de plus en plus vite une phrase composée de hiatus, allitérations ou assonances. Plusieurs locuteurs se succèdent et le jeu se décline en plusieurs langues. Tongue Twister est un montage alterné entre les efforts des locuteurs et des images de vacances et de voyages. Une autre série d'image plus contemporaine vient s'intercaler entre les deux précédentes, des images donnant à voir des sillages de bateaux et de chemin de fer. Cette œuvre est un puzzle d'images, de langues et d'émotions, « une sorte de vire langue mémoriel ».

 

Le phénomène des petites madeleines.

2001-2012.
Jean-François Chermann.
Vidéo de 5' et documents papiers.

Jean-François Chermann est un scientifique collaborant avec le milieu hospitalier. Il a développé ce projet à partir de son expérience clinique et de ses recherches. Le vidéaste met en image à travers cette œuvre son travail sur le phénomène des petites madeleines. Il s'intéresse au cas d'un patient qui est devenu amnésique à la suite d'un traumatisme crânien et qui a retrouvé brusquement tous ses souvenirs en regardant un match de rugby. Le film tente de transcrire le chaos intérieur qui suit ce brusque recouvrement de la mémoire grâce à un outil fictif inventé par l'artiste savant. Jean-François Chermann remet au goût du jour la tradition humaniste qui veut que la science et l'art s'inspirent mutuellement.

Numéro 23.

2003.
Massimo Furlan.
Vidéo, 105'.

L'artiste revit à travers cette vidéo un souvenir d'enfance qui l'a marqué. En effet, il rejoue la finale de la coupe du monde 1982, opposant l'Allemagne à l'Italie, avec la voix du chroniqueur de l'époque et sur un vrai terrain de football. Il devient pour l'occasion le numéro 23, le joueur qu'il imitait dans sa chambre d'enfant en écoutant la retransmission du match à la radio. Cette performance a été retransmise à la télé (TVRL), ainsi l'artiste prend congé de son rêve d'enfant.

Je ne me souviens plus.

2003.
Sabine Massenet.
Vidéo 4'26.

Sabine Massenet use de la mobilité de la caméra afin de saisir l'intime mais aussi les portraits. « Je ne me souviens plus » est une œuvre qui s'intéresse à l'enfance et au souvenir à travers une série de portraits d'enfants. Une question est posée en hors champ et les élèves d'une classe tentent d'y répondre en puisant dans leur souvenirs, ce qui donne une multitude de fins possibles à l'histoire du chaperon rouge.

Pierrick Sorin et Jean-Loup, 1994.
Vidéo, 9'23''.

Pierrick Sorin Instituteur, 1993.
Installation vidéo, 2'.

Le vidéaste est connu pour sa pratique de l'autofilmage, dans son œuvre il se met en scène à travers des récits autobiographiques en accentuant la théâtralisation du banal et de l'ordinaire.

Pierrick Sorin et Jean-Loup est une matérialisation d'un compagnon d'enfance imaginaire d'un enfant solitaire. On assiste à un jeu qui s'installe entre deux frères fictifs qui s'amusent à réinventer l'art.

Alien.

Alloy.

Alien.

2003.
Taro Izumi.

Installation vidéo de 6'44 '', dessins et objets.

Dans cette vidéo l'artiste rend visible la difficile expérience de l'apprentissage de la langue française. Son travail rompt avec l'esthétique de la génération précédente d'artistes japonais, un bric-à-brac de dessins et de feuilles côtoient deux postes de télévisions. Taro Izumi filme des expériences futiles qui témoigne des difficultés de la vie quotidienne. A travers un processus d'apprentissage d'une langue, l'artiste analyse les rapports entre le son, le mot et sa représentation graphique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alloy (version1).

2007-2008.
Virginie Yassef.

Installation vidéo de 15'39'', bois et dalles de caoutchouc.

Alloy est une installation conçue comme un opéra où tout concours à créer un univers. Virginie Yassef mélange la fiction au quotidien afin d'aboutir à une nouvelle réalité. Cette œuvre met en scène l'acte de création.

 

 

La création du monde.

Une exposition des travaux de Jean Effel au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis. Raconte à travers les planches la création du monde par dieu. Réalisée avec les fonds propres du musée cette exposition revient sur l'œuvre de Jean Effel publiée en 1952 chez Gallimard.

 

Tendance.

Cette rubrique est là pour vous tenir au courant des tendances actuelles. Elle vous suggère d'autres manières de vivre l'art.

 

 

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Art et café.

'De fil en café' est un lieu particulier qui se compose d'un atelier de couture et d'un espace de dégustation et qui est ouvert aux artistes voulant exposer leurs œuvres. Ce lieu atypique est tenu par Marianne, styliste et caféologue.

- A2R : le site de la mairie de Montreuil est un outil formidable pour les artistes.

- Oui je trouve aussi qu'il permet aux artistes montreuillois de se faire connaitre et de se rencontrer, même si sur Facebook aussi il y a un réseau très actif d'artistes montreuillois. Je pense aussi au site Artylinki qui regroupe pas mal de contacts d'artistes, crée par Michael c'est un ami de Lyon…

- A2R : Tu as déjà participé aux portes ouvertes de Montreuil ?

- Oui j'ai déjà participé trois fois aux portes ouvertes de Montreuil, c'est une occasion de rencontrer les artistes et les riverains et de se faire connaitre aussi. D'ailleurs la première fois où j'ai participé les murs étaient encore bruts, je venais de démarrer, c'était une expérience.

- A2R : C'est à partir de cette expérience que tu as décidé d'organiser des expositions ?

- Je n'ai jamais étais très éloignée du monde de l'art, j'ai déjà travaillé dans le monde du spectacle en temps que costumière et j'ai suivi une formation de styliste.

 


L'idée de proposer à des artistes d'investir 'De Fil en Café' est venue tout naturellement, du fait de ma proximité avec eux et de ma participation à différentes manifestations culturelles, surtout depuis que je suis associée avec 'kika'. C'est elle qui s'occupe des vernissages, elle a un énorme réseau sur Montreuil. En mai prochain, 'François', un illustrateur qui a déjà collaboré avec le journal Le Monde, exposera ici. Le mois dernier c'était 'Benoît'. D'ailleurs il revient à Montreuil pour le festival de Los mortes. Je ne cache pas que nous avons une préférence pour l'illustration plus que pour la peinture ou la photo.

- A2R : Plusieurs galeries et lieux s'associent pour organiser un événement en commun. Tu as déjà participé, quel est l'est l'avantage de ce genre d'organisation ?

- J'ai déjà participé aux éditions précédentes de la manifestation 'Les manufactories' précédentes organisées par le collectif 'Les Petites Mains de la République', un collectif d'artistes et d'artisans du Bas-Montreuil. C'est une manifestation qui s'est déroulée sur plusieurs lieux, dont le 'Top auto'. Pour la quatrième édition trois artistes exposeront à De fil en Couture, d'ailleurs l'affiche est sympa.


Squat-Art ?

On croyait l'ère des squats Parisiens révolue. N. Sarkozy en rendant les free parties illégales a signé l'arrêt de mort de ce genre de rassemblements, dont beaucoup se déroulaient dans des squats de Paris et sa périphérie. Si, à partir de 2002 le nombre des squats de la région parisienne n'a cessé de décroitre, quelques uns ont cependant su s'adapter et évoluer en espace autogérés ouverts au public. Les portes ouvertes de la Chapelle qui se sont tenues en mars dernier sont un parfait exemple de ces nouveaux espaces, obéissant à de nouvelles règles, leur permettant de s'ancrer pleinement dans une vie de quartier dynamique.

Portraits.

Un portrait de deux artistes, l'un de la rive nord l'autre de la rive sud. Pour ce Hors Série notre équipe a rencontré pour vous un peintre tunisien et un artiste cross média français.

 

 

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Nabil SAOUABI.

Parmi la pléthore de plasticiens tunisiens, autodidactes ou ayant bénéficié d'une formation académique, et qui ont marqué la scène artistique de cette dernière décennie, Nabil SAOUABI (40 ans) s'est distingué par son œuvre multiforme et originale.
Même si le dessin constitue le pivot essentiel de son travail et constitue l'étincelle qui l'a mené aux pratiques de la gravure et de la peinture, SAOUABI s'est également adonné, depuis quelques années, à la photographie, à la vidéo, à l'installation et au happening.
Le dessin fait partie intégrante de son quotidien. Il crache ses démons intérieurs sur le papier de ses carnets au petit format qu'il garde jalousement.
Tout a commencé en 1999, quand il travaillait auprès d'une agence de publicité qui « étouffait son imagination ». Il s'était mis à reproduire son entourage d'après nature et son crayon croquait tout ce que son œil embrassait : des bibliothèques, des bureaux, des chaises et même des poubelles.

Un jour, il entreprit de dessiner de mémoire ce même environnement en insufflant à son trait un ton tragique. Les personnages qui en découlèrent furent les protagonistes de sa toute première toile et se reproduisirent au sein de son projet de DEA à l'ISBAT. Dès lors que ces personnages se sont constitué un monde, celui-ci, comme par enchantement, transforma le tragique en ludique.

Le Graveur et le Peintre :

Nabil SAOUABI croit en l'interaction des différentes disciplines artistiques entre elles, mais son penchant pour la gravure qu'il avait choisie comme spécialité et qu'il enseigna par la suite vient du fait qu'elle possède à ses yeux un charme mystérieux et irrésistible et évoquant pour lui la précision du trait du dessin que la peinture n'arrive pas à rendre. Le processus mécanique qui se déplie par étapes et le souci du détail que requiert l'élaboration d'une épreuve de gravure ont également et depuis toujours attiré SAOUABI et contribuent au lien particulier qui s'est tissé entre lui et son œuvre gravée. SAOUABI le peintre, quant à lui, s'exprime sur des toiles dont le grand format accentue l'impact que fait naître, chez le regardeur, son personnage « fétiche » aux formes débordantes empruntées aux mollusques et souvent dénudé et imberbe. Ce personnage, dont les innombrables variations et déclinaisons n'en demeurent pas moins gargantuesques, occupe souvent la position de l'observateur sage et cynique face à ce monde peint par SAOUABI dans toute sa dérision et dans toute sa cruauté. C'est à ces moments picturaux que le peintre lui fait endosser le rôle d'Utnapishtim, ce Noé sumérien que l'on retrouve dans l'épopée de Gilgamesh, qui regarde sa descendance chavirer dans un déluge métaphorique infini. Le jeu de regard que SAOUABI semble affectionner dans son travail, n'est pas exclusif aux personnages de ses toiles. L'artiste installe souvent une mise en abyme (où l'on retrouve la représentation picturale de son personnage fétiche dans le rôle d'un peintre en train de peindre un autre tableau) qui fait appel à l'autocitation. En effet, SAOUABI cite dans certaines de ses toiles, d'autres œuvres à lui, qui s'entassent pêle-mêle dans l'atelier de ce peintre-personnage. Une mise en scène que le peintre a baptisé « miroirs infinis ».

Happening, Vidéo et Ecriture :

SAOUABI possède une approche conceptuelle de l'œuvre qui diffère de celle qu'ont la majorité de ses contemporains tunisiens. Son happening, « Le salut de la peinture », en est la preuve. En effet, lors d'un vernissage du Printemps des arts au palais Abdellia de la Marsa, l'artiste, sans avoir prémédité son acte, s'était mis à déchirer méticuleusement sa toile qu'il avait passé deux ans à peindre. Il voulait, en premier lieu, repenser la peinture sur un plan personnel. Ensuite, explique-t-il, dénonçant le fait que l'œuvre ne constitue pas le point de mire lors d'un vernissage où les mondanités priment avant tout, il réhabilitait l'existence de la peinture en la réduisant à néant. Il remet en question l'institution même du vernissage à travers cette interrogation qu'il se pose : l'œuvre est-elle « vendable » dans une situation pareille ? Les gens du public dont la plupart éaient des artistes de tous les domaines furent d'abord offusqués et choqués par cette « destruction » puis ils finirent par croire se prêter au jeu lorsque SAOUABI a commencé à découper la toile en petits carrés et qu'ils purent choisir chacun un morceau. Ce qu'ils ne savaient probablement pas, c'est qu'ils étaient tombés dans le piège de l'artiste qui voulait faire surgir de leur inconscient ce qu'il y avait de plus matérialiste en eux dans leur rapport à l'art, par leur choix de ces petits carrés qu'ils se sont partagés comme des morceaux de viande. Même si le contact avec la matière est important chez SAOUABI, il est cependant obnubilé par l'art vidéo. Grand admirateur de Tarkovski et de Chris Marker, il monte des vidéos en combinant des séquences qu'il a lui-même tournées et des extraits de films qui l'ont marqué. L'ambiguïté entre la fiction et la réalité l'intrigue au point de vouloir aller au-delà de ce mystère et de l'exploiter à travers le médium qui s'y prête le plus, à son sens.

En parallèle, Nabil SAOUABI écrit. Outre ses productions académiques bilingues, il écrit des nouvelles et des poèmes en arabe littéraire. Il est à noter qu'il s'inspire de l'univers poétique et symbolique de Mahmoud Darwich dans les différentes disciplines qu'il pratique. Plutôt qu'écrire, il s'agit de coucher, par le biais du verbe, de premiers jets de pensées qui se bousculent dans sa tête. Comme le définit Henri Miller : « Ecrire doit être un acte dépouillé de toute volonté. Le mot, semblable au courant des grands fonds, doit remonter à la surface, de sa propre impulsion. […] Si l'homme écrit, c'est pour vomir le poison qu'il a accumulé en lui […] ».

Cette image de la vomissure comme acte de création, on la retrouve dans certaines toiles de SAOUABI. La création artistique se réfère, pour lui, à des processus organiques plutôt qu'à un dessein démiurgique duquel se revendiquent beaucoup de ses contemporains. Une vision des choses non sans rapport à sa modestie et à sa quête artistique continue qui leur font défaut tandis qu'elles leur auraient permis de prendre le recul nécessaire par rapport à leur univers.

Thibault Pétrissans.

Geonomy - Tri.

- Peut- tu pour commencer nous parler de ton parcours, depuis les beaux-arts jusqu'à ton diplôme de réalisateur 3D ?

Aux Beaux-Arts, j'ai suivi la section design graphique, j'ai pu ainsi expérimenter divers aspects du graphisme à travers la création de sites web, d'affiches, la sérigraphie et la photo. Puis à Supinfocom, la formation étant basée, pour le cycle supérieur, surtout sur la maîtrise des outils 3D, j'ai découvert la modélisation d'objets, le texturing, l'animation, le compositing...

- Que t'a apporté ta formation, et comment as-tu su t'en détacher pour acquérir de nouvelles compétences ?

Les Beaux-arts ont participé à renforcer ma curiosité, mon appétit culturel, ainsi que ma liberté de créer des images les moins formatées possibles. Supinfocom a contribué à renforcer mon goût pour la technique, pour les outils numériques qui servent à fabriquer des images.

- Comment arrives-tu à concilier à la fois ta pratique professionnelle et ta pratique artistique, tes projets personnels ?

Mon travail de graphiste est de m'adapter le plus possibles aux besoins de mes clients, pour leur proposer des choix graphiques affirmés, adaptés à leurs secteurs d'activité, et exacerbant leur originalité.
Mon travail personnel, est forcément plus libre parce que je le développe seul, à des moments où je sent mon esprit disponible pour la création.
Ainsi, les deux pratiques sont complémentaires.

- Comment ces deux pratiques s'influencent elles ?

Mon métier de graphiste à besoin de la liberté de mon travail artistique.
Réciproquement, mon travail artistique peut avoir besoin de la technique que j'utilise tous les jours pour mes projets graphiques.

- La BD a elle eu une grande influence sur ton travail, et te sens tu pleinement ancré dans cette génération d'adulescents qui ont grandi avec l'émergence des dessins animés, des jeux vidéos et d'internet ?

Les influences, qu'elles soient vidéo-ludiques, animées, vidéos, sont très importantes, dés lors qu'on s'exprime avec des images.
Elles font partie de ma génération, certes, mais toutes les époques ont eu les échos des œuvres / images passées. L'intérêt de notre temps, celui d'un monde connecté, c'est d'avoir accès n'importe où, n'importe quand, à un incommensurable nombre d'images, qui influencent les nôtres.

- Ton travail sur les No Body a reçu un accueil très favorable au cours des différentes expositions organisées, envisage tu une suite à ce travail ou a tu envie de passer à tout autre chose ?

Cela fait plus de deux ans que la série des Nobody à été créée. Je suis effectivement passé à autre chose, depuis : un travail de dessin, sur petits formats, à l'encre de chine et diverses techniques. Je n'envisage pas de revenir sur cette série des Nobody, pour l'instant.

- Ta collaboration avec le théâtre de Privas est devenue de plus en plus importante au fil du temps, qu'as-tu appris en intégrant ce milieu que tu n'avais jamais fréquenté ?

Le milieu du Théâtre est riche en apprentissages. N'y étant pas immergé à plein temps je bénéficie des bons cotés, et évite les mauvais, la routine notamment. C'est un milieu soudé, très vivant, qui va de l'avant et où la création est vitale.

- Quels sont tes projets à venir ?

Une belle exposition collective, en juin, au Théâtre de Privas, où je présenterai les Nobody, dans une nouvelle scénographie, choisie par Ad-Libitum.
J'ai aussi de nombreux projets graphiques, notamment la refonte de la charte graphique du site de Lardenois et cie, ainsi que celle du Théâtre de Privas.


Expos à l'IMA.

Jameel Price est une exposition d'art contemporain d'inspiration islamique, dont l'édition 2011 s'est tenue dans un bâtiment faisant lui-même parti du prix, le « Mobil Art ». Ce prix international récompense depuis 2009 des artistes et des designers qui s'inspirent de l'art islamique. L'idée de ce prix, décerné tous les deux ans, a germé dans l'esprit de Mohamed Abdoul Latif Jameel après qu'il ait contribué à la rénovation de la salle d'art islamique du Victoria and Alber Museum de Londres. Des acteurs majeurs de la scène artistique internationale ont sélectionné dix artistes, pour finalement choisir deux finalistes. Le 12 septembre 2012 Rachid Koraïchi a été designé par le jury lauréat du Jameel Price 2011.

A2R vous propose de revenir sur cette exposition qui a préfiguré la réouverture du musée de l'IMA.

 

 

 

 

 

 

Mobil Art.

L'exposition Jameel Price s'est tenue dans un lieu particulier, le Mobil Art, un projet architectural conçu par Zaha Hadid pour abriter les œuvres des dix artistes sélectionnés pour participer au Jameel Price. En effet, le Jameel Price est placé sous le patronage de Zaha Hadid, architecte irakienne lauréate du prix Pritzker en 2004.

Soody Sharifi.

Soody Sharifi est une artiste iranienne qui vit aux états unis. Son œuvre est profondément ancré dans la tradition persane des miniatures. L'artiste scanne des miniatures anciennes, puis les retravaille afin d'aboutir à des collages numériques qu'elle nomme « maxiatures ». Elle insère ses propres photos dans ces compositions brouillant ainsi la frontière en réel et imaginaire.

 

Rachid Koraïchi.

Rachid Koraïchi est un artiste algérien qui partage son temps entre la Tunisie et la France. Il est le lauréat de cette édition du Jameel Price. Il expose 'Les maîtres de l'invisible' une œuvre qui rend hommage aux 14 grands maîtres du Soufisme.

Monir Shahroudy Farmanfarmaian.

Farmanfarmaian est une artiste iranienne qui allie inspiration du passé et esthétique du présent. Elle a participé au Jameel Price avec son œuvre intitulée 'Oiseaux de paradis'. La mosaïque de miroir, objet de décoration répandu depuis 17ème siècle, est au cœur de la pratique de cette artiste.

 

 

 

 

Hazem El Mestikaway.

Hazem El Mestikawy est un artiste égyptien qui vit entre le Caire et Vienne. Son travail est influencé par les traditions islamiques et préislamiques de l'Egypte. L'artiste a souvent recourt à des matériaux comme des journaux, des cartons et de la colle pour créer des œuvres à forte composante géométrique.

Babak Golkar.

Babak Golkar est un artiste américain dont les parents sont d'origine iranienne. Son œuvre est une réflexion sur l'héritage de ses parents et sur sa culture américaine.

Hayv Kahraman.

Hayv Kahraman est une artiste irakienne qui vit aux États-Unis. Elle présente 'immigré 1' et 'immigré 8', deux œuvres de la série 'Waraq' (cartes à jouer), de grandes huiles sur bois à travers lesquelles l'artiste évoque la situation compliquée des expatriés irakiens. Il est à noter que 'Waraq' peu se traduire par 'papiers'. Elle présente aussi une troisième œuvre intitulée 'Assad Babil', le lion de Babylon, qui représente un lion blessé. Cette œuvre rappelle les bas reliefs assyriens. Ces trois œuvres fonctionnent en triptyque.

 

Aïcha Khalid.

Aïcha Khalid, artiste pakistanaise, dont l'œuvre évoque les contradictions qui secouent son pays. Elle a participé au Jameel Price avec son œuvre intitulée 'Châle de Cachemire' composée de 300 000 épingles symbolisant les souffrances du Cachemire.

Bita Ghezelayagh.

Bita Ghezelayagh présente 'Souvenir en feutre', une série d'œuvres qui s'inspire des capes des bergers iraniens mais aussi de chemises talisman portées par les soldats durant la guerre Iran-Irak. Pour elle cette matière reflète la rencontre entre la simplicité et la solidité. Elle orne ses œuvres de symboles religieux et révolutionnaires, ainsi que de clés et de tulipes.

Hadieh Shafie.

Hadieh Shafie, artiste iranienne vivant aux États-Unis, s'inspire des soufis qui utilisent des mots d'amour pour décrire la relation entres les hommes et les dieux. Elle présente deux œuvres composées de rubans de papier multicolore : '22 500 pages' et '26 000 pages'. Le titre de chaque œuvre indique nombre de rubans utilisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Dégagement", la Tunisie un an après.

La présence de la Tunisie dans l'espace de l'Institut du Monde Arabe est programmée de manière intense pour l'année 2011-2012. Les séquences culturelles se suivent, il arrive même qu'elles se passent au même moment : -dans Itinérances se tiennent des expositions pédagogiques itinérantes « Tunisie rive verte » ; -dans Les Musicales la chanteuse Ghalia Ben Ali est en concert ; Sofiène Zaidi chante « Brises Tunisiennes », et Salah Ouerghi reprend l'héritage des noirs en Tunisie avec les chants Stambali. La collaboration entre Abir Nasraoui et Carrasco donne lieu à Tango Aran, un « H » quartet.

Mais le point d'orgue de ces manifestations est sans doute l'exposition « Dégagements », qui s'est tenue du 17 janvier au 1er avril 2012. L'IMA est un lieu significatif pour la tenue d'une telle exposition, dans laquelle des artistes tunisiens proposent leur propre interprétation des événements à l'occasion de l'anniversaire de la révolution du 14 janvier 2011. D'autres expos se sont tenues au cours de l'automne 2011 à Paris : l'expo d'artistes tunisiens au musée Montparnasse en partenariat avec l'Institut Français de Tunisie, le Ministère de la Culture et Communication, la mairie du 15ème et TV5MONDE, du 12 au 30 octobre 2011 sous l'intitulé « Le futur au présent » ainsi que l'expo collective « L'éloge de la fuite, ou l'art de dire, de faire et de penser» du 4 novembre au 20 décembre 2011, à la galerie «Sponte» à Paris, organisée par le Musée Montparnasse, les Instituts français de coopération de Paris et de Tunis et le ministère français de la Culture et Communication.

L'année 2011 en Tunisie a été marquée par une production artistique dense et majoritairement contestataire vis-à-vis des formes et des formules de l'art des galeries.

Dès le premier instant, en tant que tunisien, on se sent à la maison, en famille, en terrain connu. Une sensation de décalé saisit le visiteur, peut- être parce qu'on attendait une forme de présentation en accord avec la nature de l'évènement matrice, une révolution. Cette sensation est aussi due à l'esprit de l'expo. Certains travaux fortement significatifs, dessins, peintures, photographies, pièces atypiques, sont perdus parmi d'autres – comment pourrait-on les appeler ?- œuvres ? très léchées, très tournées, certaines résolument graphiques… enfin très décoratives mais peu significatives.

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Mise à jour le Mercredi, 01 Août 2012 01:42  

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